Description
Un ouvrage de référence sur la franc-maçonnerie et ses ambitions politico-religieuses
La Conjuration Antichrétienne, dont le sous-titre complet est Le Temple Maçonnique voulant s’élever sur les ruines de l’Église Catholique, constitue l’œuvre maîtresse de Mgr Henri Delassus. Ce volume de 760 pages, republié dans une nouvelle édition recomposée avec reliure cousue et couverture cartonnée rigide, expose méthodiquement le projet visant à bâtir une République Universelle cimentée par une religion humanitariste substituée au christianisme.
Pour saisir l’ambition de ce programme, l’auteur cite les Instructions secrètes transmises à la Haute Vente :
« Vous voulez établir le règne des élus (de Satan) sur le trône de la prostituée de Babylone (Rome) ; QUE LE CLERGÉ MARCHE SOUS VOTRE ÉTENDARD EN CROYANT TOUJOURS MARCHER SOUS LA BANNIÈRE DES CLEFS APOSTOLIQUES ». »
Ce document, que Mgr Delassus analyse avec une précision documentaire rare pour son époque, éclaire d’un jour particulier les transformations institutionnelles et religieuses du XXe siècle.
Mgr Henri Delassus : un prélat journaliste au cœur de la contre-révolution catholique
Né à Estaire le 12 avril 1836 et décédé à Saméon le 6 octobre 1921, Henri Delassus est ordonné prêtre en 1862. Il exerce d’abord comme vicaire à Valenciennes Saint-Géry, puis à Lille Sainte-Catherine, avant de rejoindre Sainte-Marie-Madeleine en 1872. Dès 1874, il est nommé chapelain de la basilique Notre-Dame-de-la-Treille de Lille, poste qu’il occupe jusqu’à la fin de sa vie.
Dès 1872, il collabore à la Semaine religieuse du diocèse de Cambrai, fondée en 1866 et indépendante de l’archevêché, dont le siège est établi à Lille. En 1874, il en devient propriétaire et directeur — fonctions qu’il conserve pendant quarante ans —, assurant lui-même la rédaction d’une publication tirée à 4 500 exemplaires et diffusée bien au-delà des frontières du diocèse.
Formé à la pensée de Bonald, de Joseph de Maistre, de Donoso Cortès et de Blanc de Saint-Bonnet, et se réclamant de l’héritage de Louis Veuillot, il fait de la Semaine religieuse un instrument de résistance au libéralisme, au modernisme et aux diverses formes de la conspiration antichrétienne. Franc-maçons et démocrates-chrétiens y sont régulièrement mis en cause comme expressions de l’esprit révolutionnaire.
Chanoine honoraire depuis 1882, Delassus se réfère volontiers au Syllabus et trouve une partie de ses inspirations dans l’œuvre de Le Play. Il défend la restauration de la famille, une organisation sociale fondée sur la hiérarchie et l’autorité, et affirme que le travail et les épreuves de la vie terrestre constituent pour l’homme les voies de l’expiation et du redressement.
Membre d’une union de la paix sociale et proche de l’Association catholique des patrons du Nord, il est également lié à l’abbé Fichaux. En 1889, il insère dans la Semaine religieuse le bulletin hebdomadaire des corporations et dénonce les infiltrations collectivistes au sein du catholicisme social.
Peu après son élection, le pape Pie X élève Mgr Delassus à la prélature domestique, le 15 avril 1904. La cour romaine invite dans la foulée la Faculté de théologie de Lille à lui décerner le doctorat ad honores — distinction rarissime accordée à ce pourfendeur du modernisme. En 1911, il est promu protonotaire apostolique.
Ses écrits sont aujourd’hui reconnus comme porteurs de « pressentiments de la désintégration actuelle de l’Église ». À ses funérailles, le chanoine Bègne rendit hommage à une vie faite « de piété, de droiture et de désintéressement », celle d’un « courageux défenseur de la vérité ».
Caractéristiques de l’édition
- ISBN : 2-8162-0414-8
- Nombre de pages : 760 (1 volume)
- Format : 16 × 24 cm
- Type d’édition : Nouvelle édition recomposée
- Reliure : cousue, couverture cartonnée rigide
- Langue : Français
- État : Neuf
- Éditeur : Éditions Saint-Rémi












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